Couché, pas bougé
J’inaugure cette fois encore l’écriture d’un post dans un lieu inédit (j’ai vraiment bien fait d’investir dans un laptop hein ?) : je suis dans mon beau chalet à la montagne.
Je suis dans mon beau chalet à la montagne.
Seul.
Et c’est chouette.
Et il n’y a pas la moindre connexion internet à des kilomètres à la ronde et donc il va falloir que je me concentre un moment pour savoir où je m’en suis arrêté dans mon récit… Je ne sais plus si j’ai publié quelque chose mardi soir…
Bref.
Nous sommes vendredi soir (je précise parce qu’inévitablement ce post sera publié en différé à mon retour à Marseille) et je n’ai donc pas eu de nouvelles de R. de toute la semaine. Biensur je n’en ai pas donné non plus. Le fait que monsieur me joue la carte de la dépression tout en allant mater d’autres mecs sur le Net m’a calmé. Non. M’a franchement refroidi.
Plusieurs choses ceci dit.
La première, et si vous lisez assidument cet humble blog ça vous étonnera moyennement, il y a quelque chose qui commence à me gratter. Je supporte difficilement qu’un mec me résiste, et donc, qu’il me jette. Et ce qui commence à me gratter c’est de trouver un moyen de faire un retour fracassant après une semaine de silence. Ce qui est stupide. Dans un monde idéal qui ne serait que justice, il reviendrait en rampant, tant qu’à faire, un soir par surprise, à m’attendre en bas du bureau et insisterait pour m’emmener diner au Château, à Sormiou, déguster du poisson frais en admirant le coucher de soleil sur la calanque…
Ouais on arrête le fantasme fissa tout de suite. Il ne fera jamais une chose pareille. Parce qu’on n’est pas dans un monde idéal. Et parce que je ne sais même pas s’il connait le Château. Enfin, auquel cas, tant pis pour sa gueule. S’il était resté avec moi, il aurait eu droit au scénario précédemment évoqué.
Je m’égare. Bien que conscient que l’attitude parfaite est de garder celle que j’ai adopté depuis lundi à savoir, « tu n’existes plus », je ne peux m’empêcher de me demander si envoyer un sms, ou mieux encore, l’appeler (sachant qu’il ne décrocherait pas) et laisser un message sur sa boîte vocale, lequel message (ou sms donc) serait en substance « je tiens à apporter une précision, je ne suis pas un connard qui a pris le large constatant que manifestement que tu étais un peu down, je ne fais que respecter ton silence » ne serait pas une bonne idée.
Après tout, pourquoi pas ? Non ?
Non, je sais. Et tout le monde serait unanime pour me dire « mais non, allez, laisse tomber, il a vraiment un problème ».
Là je ne cache pas que ça fait deux jours que l’idée me trotte en tête. J’ai juste besoin d’attendre que ça passe. Le temps fait bien les choses, et Nolwenn le chante si bien « ça passera, avec le temps… ou quelqu’un d’autre ».
Effectivement. Je ne sais pas si j’en ai déjà fait mention ici (je sais en avoir déjà fait mention dans un de mes précédents articles, à l’époque où j’écrivais mais ne mettais pas mes écrits en ligne), il y a quelque chose d’assez génial dans la vie, quand il ne s’agit que de petites relations sans importance comme celles que j’enchaîne en ce moment : un mec chasse l’autre.
Donc, soit j’arrive à mettre ma ridicule (en même temps, sérieusement, est-elle si ridicule ?) envie de mettre les choses au clair avec R. de coté, soit… il faut que j’en trouve un autre.
A moins que, justement, je me calme un peu et que pour quelque temps j’arrête la chasse et que j’utilise mon temps libre à des choses tout aussi agréables, pas forcément plus constructives mais qui me laisseraient plus de liberté. Comment expliquer ça… La majeure partie des touristes est sur le point de quitter la région, les grosses chaleurs sont normalement passées, il est temps pour nous, autochtones, de regagner nos plages pour les six derniers week-ends de la saison. Ça peut paraître étrange mais ma conception de la plage le week-end ne laisse pas de place à un mec. Ça veut en effet dire que je quitterai Marseille tous les week-ends pour aller à la Nartelle le samedi et en plage privée sur la Prom le dimanche. Ça peut sembler futile mais c’est très important pour mon équilibre psychologique. Suis dispo en automne ceci dit. Après en hiver non, y a le ski. Même George Clooney se prendrait un râteau en hiver. Sauf si George sait skier. George doit bien savoir skier non ? Merde…
Un autre point par rapport à R. : il aurait quand pu au moins rompre. Tout connement. Par téléphone ç’aurait été laid, je le reconnais mais à la limite c’était déjà quelque chose. D’autant qu’il avait un truc gros comme la piste d’atterrissage de l’aéroport international d’Atlanta : « tu comprends, suis vraiment pas bien en ce moment, l’appart, les médocs m’anesthésient la tronche et bla bla bla », que des conneries dont je suis déjà au courant mais au moins les formuler…
Quand je pense que ce soir, l’une des nénettes de Secret Story a plaqué sa copine en face et ce, devant 3 millions et demi de téléspectateurs, je me dis que merde quand même, il aurait pu sortir quelque chose !
Il s’est peut-être pendu ?
Mon Dieu, comment ai-je pu écrire une chose pareille ?? Mon Dieu, comment je fais pour ne pas effacer une chose pareille ? C’est très loin de mon éducation chrétienne ça. Remarque la sodomie ne rentre pas vraiment dans une éducation chrétienne non plus.
J’ai le sentiment d’avoir écrit un post totalement inutile pour le lecteur. Pourtant, de façon très égoïste, c’était très constructif (et je n’ai donc pas pris mon laptop avec moi pour rien) : j’ai trouvé des réponses à mes questions. Je vais donc m’abstenir de faire quoi que soit et pour compenser le vide de ma vie sentimentalo-sexuelle, vais me remettre à courir en rentrant du bureau le soir et passer mes week-ends à la plage.
Enfin ceci dit, R., si tu lis ces lignes, suis ok pour le Château…
PS : et vous savez ce qu’il a fait ce gros connard de Romain hier toute la journée ? Il a passé la journée entière sur internet… Pauvre con.
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