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Couché, pas bougé

J’inaugure cette fois encore l’écriture d’un post dans un lieu inédit (j’ai vraiment bien fait d’investir dans un laptop hein ?) : je suis dans mon beau chalet à la montagne.

Je suis dans mon beau chalet à la montagne.

Seul.

Et c’est chouette.

Et il n’y a pas la moindre connexion internet  à des kilomètres à la ronde et donc il va falloir que je me concentre un moment pour savoir où je m’en suis arrêté dans mon récit… Je ne sais plus si j’ai publié quelque chose mardi soir…

Bref.

Nous sommes vendredi soir (je précise parce qu’inévitablement ce post sera publié en différé à mon retour à Marseille) et je n’ai donc pas eu de nouvelles de R. de toute la semaine. Biensur je n’en ai pas donné non plus. Le fait que monsieur me joue la carte de la dépression tout en allant mater d’autres mecs sur le Net m’a calmé. Non. M’a franchement refroidi.

Plusieurs choses ceci dit.

La première, et si vous lisez assidument cet humble blog ça vous étonnera moyennement, il y a quelque chose qui commence à me gratter. Je supporte difficilement qu’un mec me résiste, et donc, qu’il me jette. Et ce qui commence à me gratter c’est de trouver un moyen de faire un retour fracassant après une semaine de silence. Ce qui est stupide. Dans un monde idéal qui ne serait que justice, il reviendrait en rampant, tant qu’à faire, un soir par surprise, à m’attendre en bas du bureau et insisterait pour m’emmener diner au Château, à Sormiou, déguster du poisson frais en admirant le coucher de soleil sur la calanque…

Ouais on arrête le fantasme fissa tout de suite. Il ne fera jamais une chose pareille. Parce qu’on n’est pas dans un monde idéal. Et parce que je ne sais même pas s’il connait le Château. Enfin, auquel cas, tant pis pour sa gueule. S’il était resté avec moi, il aurait eu droit au scénario précédemment évoqué.

Je m’égare. Bien que conscient que l’attitude parfaite est de garder celle que j’ai adopté depuis lundi à savoir, « tu n’existes plus », je ne peux m’empêcher de me demander si envoyer un sms, ou mieux encore, l’appeler (sachant qu’il ne décrocherait pas) et laisser un message sur sa boîte vocale, lequel message (ou sms donc) serait en substance « je tiens à apporter une précision, je ne suis pas un connard qui a pris le large constatant que manifestement que tu étais un peu down, je ne fais que respecter ton silence » ne serait pas une bonne idée.

Après tout, pourquoi pas ? Non ?

Non, je sais. Et tout le monde serait unanime pour me dire « mais non, allez, laisse tomber, il a vraiment un problème ».

Là je ne cache pas que ça fait deux jours que l’idée me trotte en tête. J’ai juste besoin d’attendre que ça passe. Le temps fait bien les choses, et Nolwenn le chante si bien « ça passera, avec le temps… ou quelqu’un d’autre ».

Effectivement. Je ne sais pas si j’en ai déjà fait mention ici (je sais en avoir déjà fait mention dans un de mes précédents articles, à l’époque où j’écrivais mais ne mettais pas mes écrits en ligne), il y a quelque chose d’assez génial dans la vie, quand il ne s’agit que de petites relations sans importance comme celles que j’enchaîne en ce moment : un mec chasse l’autre.

Donc, soit j’arrive à mettre ma ridicule (en même temps, sérieusement, est-elle si ridicule ?) envie de mettre les choses au clair avec R. de coté, soit… il faut que j’en trouve un autre.

A moins que, justement, je me calme un peu et que pour quelque temps j’arrête la chasse et que j’utilise mon temps libre à des choses tout aussi agréables, pas forcément plus constructives mais qui me laisseraient plus de liberté. Comment expliquer ça… La majeure partie des touristes est sur le point de quitter la région, les grosses chaleurs sont normalement passées, il est temps pour nous, autochtones, de regagner nos plages pour les six derniers week-ends de la saison. Ça peut paraître étrange mais ma conception de la plage le week-end ne laisse pas de place à un mec. Ça veut en effet dire que je quitterai Marseille tous les week-ends pour aller à la Nartelle le samedi et en plage privée sur la Prom le dimanche. Ça peut sembler futile mais c’est très important pour mon équilibre psychologique. Suis dispo en automne ceci dit. Après en hiver non, y a le ski. Même George Clooney se prendrait un râteau en hiver. Sauf si George sait skier. George doit bien savoir skier non ? Merde…

Un autre point par rapport à R. : il aurait quand pu au moins rompre. Tout connement. Par téléphone ç’aurait été laid, je le reconnais mais à la limite c’était déjà quelque chose. D’autant qu’il avait un truc gros comme la piste d’atterrissage de l’aéroport international d’Atlanta : « tu comprends, suis vraiment pas bien en ce moment, l’appart, les médocs m’anesthésient la tronche et bla bla bla », que des conneries dont je suis déjà au courant mais au moins les formuler…

Quand je pense que ce soir, l’une des nénettes de Secret Story a plaqué sa copine en face et ce, devant 3 millions et demi de téléspectateurs, je me dis que merde quand même, il aurait pu sortir quelque chose !

Il s’est peut-être pendu ?

Mon Dieu, comment ai-je pu écrire une chose pareille ?? Mon Dieu, comment je fais pour ne pas effacer une chose pareille ? C’est très loin de mon éducation chrétienne ça. Remarque la sodomie ne rentre pas vraiment dans une éducation chrétienne non plus.

J’ai le sentiment d’avoir écrit un post totalement inutile pour le lecteur. Pourtant, de façon très égoïste, c’était très constructif (et je n’ai donc pas pris mon laptop avec moi pour rien) : j’ai trouvé des réponses à mes questions. Je vais donc m’abstenir de faire quoi que soit et pour compenser le vide de ma vie sentimentalo-sexuelle, vais me remettre à courir en rentrant du bureau le soir et passer mes week-ends à la plage.

Enfin ceci dit, R., si tu lis ces lignes, suis ok pour le Château…

PS : et vous savez ce qu’il a fait ce gros connard de Romain hier toute la journée ? Il a passé la journée entière sur internet… Pauvre con.

            

Un de moins

L'autre jour, F., mon maître incontesté de la blogosphère a laissé comme commentaire sur l'un de mes post "wow! il s'en passe des choses".

Cher lecteur, ça continue.

Ce n'est pas un secret, je déteste mon job. C'est bien payé certes, mais c'est inintéressant au possible et surtout, dans des conditions de merde : tout n'est que bordel, rien n'est structuré, on ne sait même plus qui est censé faire quoi, ni qui est vraiment DG ou non, enfin un immense bordel. Et qui n'a rien de joyeux; le bordel dans son sens le plus merdique qui soit.

Plutôt que de rester le cul sur la chaise de mon bureau à me lamenter sur mon sort en même temps que tombent sur ma boîte de messagerie des e-mails aussi cons les uns que les autres, je me suis mis en recherche d'un autre boulot, et si possible, dans les Alpes Maritimes. Quite à changer prématurément de boulot, autant "rentrer chez moi", puisque c'est ce que je voulais faire à plus ou moins long terme (c'est-à-dire vers mes 30 ans donc je risque de prendre un peu d'avance vu que je suis à quelques jours de mes 27 mais bon, à la limite, ça au moins, c'est fait).

Déjà qu'en temps normal c'est pas la fête de l'emploi, en été il n'y a pas énormément d'annonces, mais tout de même, deux retiennent particulièrement mon attention. Si la première me remercie gentiment (temporairement, mais ça, ils ne le savent pas encore : je vais re-postuler parce que manifestement ils ont eu du mal à comprendre à la première lecture à quel point je suis l'homme qu'il leur faut, et nul autre), finalement mardi matin je suis convoqué pour un entretien pour la seconde.

Me voilà donc vendredi après-midi en voiture pour un aller-retour d'environ 400 km pour un entretien d'embauche (pour vous dire à quel point j'ai envie de me barrer d'où je suis).

Je suis assez à l'aise à l'entretien. Je commence à avoir un peu l'habitude quand même. Je me présente donc, refais un brièvement mon CV et leur explique mon poste actuel. Et là, pourtant Dieu sait si je n'ai pas enjolivé les choses, ils se sont un peu demandé qu'est-ce que je foutais là et pourquoi, alors que j'occupe un tel poste à seulement 26 ans, je postulais chez eux. C'est juste que la politesse et le professionnalisme dont je sais faire preuve ne me permettent pas d'expliquer au premier venu tous les innombrables dysfonctionnements de la boîte de barge dans laquelle je passe 9 heures par jour et parfois même mes samedis après-midi.

La fin de l'entretien a été pour le moins déconcertante : ils me demandent de leur envoyer un mail lundi matin pour leur dire si je suis toujours, ou non, intéressé par le poste.

Hein? Pardon? Je resitue : vous : employeurs; moi : candidat. C'est à vous de dire si je fais l'affaire ou non! Pas à moi de dire si je daigne passer quelques années dans votre humble entreprise au rayonnement mondial!

J'ai passé le week-end à me torturer la tronche et, accessoirement, à faire chier mes parents au téléphone pour savoir ce que je devais faire (vive l'illimité le week-end - mon opérateur me hait je pense). Mon job est-il si merdique? Pourquoi n'ont-ils pas été plus "corporate" et pourquoi n'ont-ils pas plus cherché à me vendre le poste? Finalement ai-je raison d'être prêt à quitter Marseille pour ça?

Quitter Marseille...

Alors que j'ai toujours détesté cette ville, v'la que maintenant, depuis un mois que j'ai emménagé dans mon fabuleux appartement, je me mets à l'aimer, à tel point que je m'en suis voulu de regarder Plus belle la vie en rentrant parce que ces cons arrivent à rendre la ville attrayante.

J'essaie de peser le pour et le contre, évaluer le risque car on sait ce qu'on perd, mais on ne peut jamais savoir ce qu'on va gagner, je prends des avis, plus ou moins objectifs (Mimi, demande à entrer à l'Office de tourisme du 06, sérieux, t'as de l'avenir) et je passe de moments où je suis sur de moi, à d'autres où je ne suis même plus sur de mon propre prénom.

J'étais tellement largué, qu'en revenant du centre ville samedi en fin d'après-midi, j'ai, sans réflechir une seconde, poussé la porte du coiffeur en bas de chez moi, le laissant s'adonner à ce que j'appelle une catastrophe capillaire, quand bien même c'était avéré que j'étais en train de passer une journée de merde (plus d'une heure au commissariat de la Canebière après avoir découvert qu'on m'avait forcé la voiture pour me voler mon poste) et quand bien même c'était hyper prévisible que ça finirait en coupe "je-pars-pour-l'armée-dès-demain" (tous les franchisés Franck Provost de France et de Navarre devraient passer en correctionnelle).

Et pour être honnête, dans la balance, je ne pouvais m'empêcher de mettre R. Ok notre relation est chaotique, dans un tout autre registre que K-Fed et Brit-Brit mais chaotique quand même (NDLA : "Chaotic" était le nom de l'émission de real TV mettant en scène Britney et son mari Kevin Federline) mais si je devais partir, prématurément, je risquais de couper l'herbe sous les pieds à une relation qui aurait pu donner quelque chose.

"Quelque chose" : les mots parlent d'eux-mêmes parfois. Aurais-je pu employer un terme plus vague encore?

Ceci dit, le R. ne s'est quasiment pas manifesté de tout le week-end. Alors que je lui avais demandé de passer le samedi soir ensemble, je n'ai eu droit, en tout et pour tout, qu'à un sms de merde. Pas bien grave puisque finalement de mon côté, je siroptais du Mumm au bord de la piscine sur une terrasse avec vue mer, doucement caressé par le soleil couchant.... (bien fait connard!).

En parlant de sms, la veille d'ailleurs, alors que je lui demandais simplement comment il allait -comprendre : tu t'es jeté ou pas encore?- il me répond, au moment où je prends l'autoroute "Bof bof... j'ai un peu du mal à tout gérer en ce moment [...] faudra qu'on en parle". "Tout", moi inclus donc. Non, sans blague, j'avais pas compris! Merci pour le préavis de rupture par sms, je ne sentais pas le truc venir depuis une semaine, suis tellement conne... (connard again).

Toujours est-il qu'en plein tourment sur ma vie professionnelle et mon équilibre psychique (ou de ce qu'il en reste, soit pas grand chose au vu de ce blog), j'ai préféré adopter le silence radio avec R. Deux raisons : primo, j'essaie de prendre une décision dans laquelle je ne devrais pas te prendre en compte considérant le caractère récent de notre pseudo relation merdique (2 semaines et aucun calin - en fait j'ai envie d'écrire "2 semaines et pas de sexe") et secondo, je te laisse gober tes cons de cachets et attendre que ça fasse effet.

A ma grande surprise hier soir, alors que nous étions à table chez X., il m'appelle.

Hein? Pardon? (again). Non mais attends coco, tu veux quoi là exactement? Toi tu sais vraiment pas où tu as mal, tu ne sais vraiment pas si tu montes ou si tu descends.

Finalement ce matin, j'ai envoyé le mail pour le boulot pour leur dire que, oui, j'étais toujours intéressé par le poste. Et une énième journée de merde au boulot n'a fait que me conforter dans mon choix.

Quant à R. j'ai essayé de l'appeler vers 18h. Il est en vacances cette semaine et est censé s'occuper de son appartement de merde. En fait, je voulais juste lui dire que j'allais arrêter de l'appeler et de lui envoyer des sms. Que je ne l'abandonnais pas mais juste que je lui foutais un peu la paix, le temps qu'il y voit un peu plus clair dans sa vie en général (ma question est : pendant ce temps, ai-je le droit de coucher avec un autre mec?) et que cependant, si lui avait envie de m'appeler ou de me voir, biensur je serai là.

Il ne m'a pas rappelé. Je suis déçu, mais ce n'est rien à côté de ce que j'ai trouvé ce soir.

Le lundi soir, sur le site de rencontres homo sur lequel on s'est rencontré, on peut avoir accès gratuitement à toutes les options. Parmi ces formidables options, on peut savoir à quelle date remonte la dernière connexion d'un mec, qui est allé sur son profil et quels profils ledit mec est allé consulter.

J'ai ainsi pu apprendre que R. avait passé une bonne partie de la matinée sur ce site à mater le profil de différents gars.

Plusieurs bonnes nouvelles : 1/ le maniaco-dépressif a l'air d'aller beaucoup mieux. 2/ on a presque les même goûts en matière de mecs. 3/ j'ai la réponse à ma question : je suis, de facto, absolument libre de coucher avec d'autres mecs puisqu'il apparaît clairement que je ne suis plus avec ce sombre con. Et que Yannick ne me sorte pas "Ross et Rachel" comme hier soir, là il n'y a aucune ambiguité possibe.

Alors voilà mon cher Romain, reste dans ta pathétique médiocrité à l'image de l'appartement que tu t'es trouvé. Un ravalement des murs et un gros coup de peinture ne changeront jamais ce que c'est dans le fond : une piaule merdique qui te sied à merveille. Continue de bien gober tes cachetons à coup de boîtes entières et de t'anesthésier le cerveau, avec un peu de chance pour le prochain qui croisera ta route tu seras devenu inoffensif, ce qui est déjà le cas dans le sens sexuel du terme.

Quant à moi, il faut juste que j'évite d'écouter Da Silva (Au moment des amours), sentir Lolita Lempika pour homme et passer Cours Pierre Puget le matin à 8h30 (ça ne risque pas d'arriver, trop tôt pour moi) et le soir à 19h (idem).

Romain

I had a bad day (en VO dans le texte)

I may be about to write the worst post I've ever written in a year but anyway, at least you guys are gonna laugh a little bit.

My relationship with R. is turning into a real joke. No, let's be honest, this relationship is turning into shit! Seriously, I worried about the fact that this turned into friendship but it 's even worse!!

On sunday evening, as I came back home after a week end in the mountains, my so-called boyfriend (well, the guy I'm seeing) told me something kinda weird : he's depressed. That meant nothing for me, we all got bad moments from time to time and I gotta admit that I'm a specialist of the up-and-down mood, even in the same day. And I perfectly know what he's going through these days : he's awfully stressed out by his new job and stressed out by his new flat. And trust me, everyone would be stressed out with this appartment. There is something anybody explained him before (too bad for me, by the way) : one of the best part of renting an appartment is that you don't have to make constructions in it! You are so not supposed to remove the paperwall, to paint the walls, to remove the carpet to put something else you don't even know what yet on the floor...

I felt something bad was going on after he told me this, but it was not the end of it.

On tuesday evening, he went to the doctor. The fucking MD found nothing more to do than giving him pills : antidepressant, sleeping drug and some pills to not be stressed out... As I heard it on the phone, the first thing I thought was : marriage with him is over, now I gotta marry my own left hand (or right, it depends on what I gotta do, but let's say, most of the time, my left hand).

So not only I still didn't share a moment of intimacy with him, but now so what? I got to put a cross on sex too? I know that I didn't wait a long time lately to have sex with a guy, and nothing good came out but, it's been almost two weeks and I really like this guy. I went to his fucking-oh-my-God-what-a-mess appartment yesterday. He was working on the bedroom walls and opened the door, wearing a T-shirt that was definitly too small and some kind of old underwear... I never saw him like that. Some may think that it was everthing but sexy, and I gotta admit that it's true but anyway, I really wanted to be in his arms, and kiss him and... A very big smile came out on my face when he opened the door. But all I had, even if there was just the two of us, were one kiss to say hello, and two kisses to say goodbye. Cause yes, he left me all alone and went back to his mum place just one hour later. Ok that was rude, he could have come to my place for a pizza or something but I put it on the drugs thing and TRIED not to be upset.

Ok I was very upset, I could not help but thinking what the fuck is wrong with me? Why do I got to pick up the wrong guys? My sentimental life is a freak show! The weird, the dwarf, the "I don't know what I want guy"... When will that stop?

Today I felt weird and sad like I don't know what to do. I did not want to call him or something and figure out if he would do something. At 1.50 pm, I could not wait anymore, I sent him a nice sms. And as I was alone in my office, dressed like shit and waiting for him to reply, my ex-boss came out (for the record, the one I slept with in his 70.000€ car).

That came out from my mouth straight : "shit! oh shit, shit, shit!!!". I usually gotta to wear a suit and a tie and even if he's not really my boss anymore, I know that he does not appreciate if I'm not wearing a suit. And we were so far from the suit today: jeans and T-shit.

But that was not only a matter of clothes. I was not prepared to see him, he arrived unannounced (if I had knew he was coming, I would have left the building, seriously).

God he's gorgeous. God he's so hot.

God I think I really need to get laid.

Plus the fact that I'm starting being frustrated because of R.

He came to pick up his car, the one we had sex into. He asked me to come with him to the garage to unlock the door. We were just the two of us and maybe I'll never know but, according to body language, I'd have bet the guy wanted to fuck me. As I took place in the car, in this dark garage, I really wanted to tell him something like : "You, me, in this car... kind of sweet deja vu don't you think?". But I did not. He was a little bit upset cause I looked weird like in a bad mood or something. Well babe, my job sucks, I don't know what to do with my boyfriend and here you are, tanned, beautiful blue eyes and nice with me so excuse me but I'm not really in the mood for laugh and jokes. I just mentionned that I moved and have my own flat now. If you're ever interested...

Seriously, I know why I kept my mouth shut. It's not only due to the fact I'm a little bit impressed by him. That's also because the short time I spent with him, I could not stop thinking about R. And even if I'm attracted by my ex-boss, and even if sex was good in the first place and even if I start feeling horny, I won't do this to R. I won't go throught this one more time. I've been there before and that is something I don't wanna live again.

Later today, still no news of R. As the day was weird enough, I went back home straight after work.

But I still felt horny anyway...

I'm the kind of guy who doesn't cook, I'm delivered or buy frozen prepared meals. Don't wanna bother. Guess what, you can do almost the same... with sex.

One of my msn messenger contact is always ready for online sex. After all, it's safe, kinda nice and when it's done, you just have to switch off your computer and go back to what you were doing (in my case : laundry).

And that's what I needed. And that was not bad... And no, this is not cheating. This is an emergency case. Something scratched, I scratched. But this is not cheating.

I finally had him on the phone. He called but I was kinda... "busy". As we were talking, I asked him on a favour : "can you book your saturday night with me?" Cute isn't it? Well, let's see what he answered : "um - I don't know".

Excuse me?

I'm supposed to be your boyfriend, I ask you to go out with me on a saturday night and you tell me "I don't know"??? Quit the pills man!! Hurry!

Anyway, I'm supposed to see him on saturday night, as I'm not available before. I think that I'm gonna have a lot to tell him. I mean, I don't wanna be pushy or something, I've been considering his problems before but it's not the way it should be. If he wants to have a relationship with me, I'll have to deal with me too, not only his self-centered problems and his own schedule.

But here's the point : am I ready to give up on him? On a possible "us"? Or am I ready to endure this? Or how many time am I ready to endure this before I become mad and leave with no trace?

In the next episode, the Chameaudaire makes a quick trip home...

Don't you wanna take a look at me? Hellllllo!!

C'est marrant, je vis à Marseille et je ne suis pas foutu de savoir servir un pastis... Il me semble que c'est un volume de pastis pour cinq volumes d'eau. Ben je me suis encore servi un flan comme on dit : j'ai du faire quelque chose comme 1/3 - 2/3. En même temps, servir ça dans un verre à cocktail (non que je me la pète pas spécialement, c'est juste que je n'ai pas vraiment de verre adéquat sinon), ça fausse tout...

Voilà donc 10 jours que je sors avec R. Oui je sais, je suis en passe de battre un record c'est ça? Enfin que je sors avec, si tant et que le terme "sortir" soit le bon terme. Peut-être devrais-je plutôt dire "que je vois R."?

Donc, non, nous n'avons pas encore "croqué la pomme" comme dirait mon cher Y. Mais ça, très franchement, c'est pas tant le problème. Enfin pas trop. Enfin faudrait pas que ça s'éternise non plus parce que je risquerais de commencer à être frustré. Le mec me plaît quand même! Et en parlant de ça, je me dis "merde, what if sex is bad?". J'essaie de me rassurer en me disant que d'une part, il me plait vraiment, et ça, ça joue quand même beaucoup, et d'autre part, un mec qui embrasse si bien ne peut pas être mauvais au lit.

Euh... qui embrasse bien... As far as I can remember...

Dans le dernier post, je m'inquiétais un peu du fait que cette histoire tourne à la relation amicale. Entre temps je suis parti en week-end prolongé donc forcément, ça ne risquait pas de faire avancer les choses, et d'ailleurs, pendant mon absence, j'ai pu apercevoir pas mal de signes positifs mais en toute logique, physiquement... Bref.

Depuis mon retour, je dois avouer que ma frustration ne fait que croître. Et que je me pose pas mal de questions. Et que ça joue sur mon moral. Mais je rassure tout de suite mon lectorat, je n'ai pas (encore) pété les plombs et ne me suis pas encore mis en mode "relou". Je suis tout à fait conscient qu'il est très perturbé par son nouveau boulot et son nouvel appartement donc je ne vais pas en rajouter une couche mais, sans parler de sexe, j'aimerais bien qu'on ait enfin un moment d'intimité. Quelque chose à partager, autre qu'un resto pendant sa pause déjeuner, un moment rien qu'à nous.

Sérieusement, ça fait un long moment maintenant que je n'ai pas rencontré un mec qui m'attire autant. Ok, chat échaudé craint l'eau froide, j'essaie de ne pas m'emballer connement du coup, d'autant que j'ai en face un mec qui a l'air d'exceller en la matière mais quoi qu'il en soit, je n'ai absolument pas envie de me planter sur ce coup-là.

Ma question, concrétement, est donc la suivante : comment faire comprendre à ce mec qu'il me plait, que potentiellement lui et moi ça pourrait donner un truc sympa, sans être lourd et en faire trois tonnes? Comment lui faire mon numéro de charme, ma page de pub, mon publi-reportage sans passer pour un connard prétentieux et sur de lui? Comment le rendre dingue et lui faire perdre la tête (pas moins) et réussir à lui faire oublier son boulot et ses emmerdes de temps en temps?

Dans le prochain épisode, le Chameaudaire va-t-il encore devoir aller récupérer sa face au fin fond du Vieux Port???   

Première

[Post tapé hier - soit, mercredi après-midi]

Pour la première fois, je prends le train avec un PC portable. J’ai toujours été envieux des gens qui avaient leur ordinateur avec eux dans le train. En plus, j’ai eu la merveilleuse idée de prendre un billet en première classe, et la SNCF, de son côté, a eu la merveilleuse idée de mettre des prises à disposition des voyageurs pour qu’ils puissent y brancher leur laptop.

J’imagine qu’à la base, l’idée avait été pensée pour les hommes d’affaires qui ont besoin de faire le compte-rendu de la réunion super, hyper, méga importante, qu’ils viennent de se frapper sans pouvoir attendre le lendemain d’être de retour au bureau. C’est du moins ce que j’ai compris d’un mail envoyée à ma DG ce matin : le mec avec lequel nous étions en rendez-vous hier a tapé son « C.R » (comprendre « compte-rendu » donc) dans le train hier entre Marseille et Paris mais préférait le relire et y apporter quelques corrections avant de le transmettre… Vu comme le TGV peut être soporifique, et considérant l’âge avancé dudit partenaire parisien, j’ai comme un doute et me demande s’il n’aurait pas tout bonnement piqué un bon gros roupillon de trois heures.

Personnellement, je n’ai aucun complexe à ne pas avoir branché mon disque dur externe (le très beau qui ressemble étrangement à une flasque de whisky – ça me va tellement bien) pour préférer taper un post pour mon blog en me trémoussant discrètement sur mon siège en écoutant mon Ipod (oui je me trémousse légèrement et alors ? C’est David Guetta).

Bref. Si je suis dans le train donc c’est parce que j’ai eu la bonne idée de prendre 2 jours de congés et pouvoir ainsi être à la maison ce soir pour l’anniversaire de mon Pôpa à moi. Et si je suis dans le train et pas en voiture c’est parce que je suis devenu écolo. Et que ça coûte moins cher. Ou bien est-ce parce que ma voiture chérie adorée, celle qui marche trop bien avec son super moteur est à Nice et que je la récupère demain ?

Toujours est-il que par rapport au boulot donc [mouais… les prises électriques du TGV, elles s’interrompent assez souvent quand même hein] je ne suis pas parti l’esprit tranquille et depuis le début de la semaine, je m’attends à ce qu’on m’appelle plusieurs fois par jour. Ça fait chier le portable parfois. Et moi suis un peu con d’avoir autant communiqué mon numéro… Je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser que je n’ai toujours pas envoyé le mail à Gérard (j’aime beaucoup Gérard pourtant).

Donc, déjà que j’ai du mal à décrocher (et encore, ça s’est pas mal arrangé par rapport à il y a ne serait-ce que trois mois), je ne me suis pas trompé : ça faisait à peine une demi-heure que j’étais dans le train que j’avais déjà un appel du bureau…

Pour la première fois également, je ne suis pas parti de Marseille le cœur léger. Jusqu’à présent, quitter cette ville était le comble du bonheur, l’extase, me retrouver sur l’autoroute équivalait à atteindre les portes du paradis, c’était tout simplement orgasmique, comme plonger complètement nu dans une immense piscine à 25°C quand il fait 35°C à l’ombre sans un brin d’air. Là, même si je suis bien évidemment très content de rentrer et passer quelques jours en famille, dont deux à la montagne, ça ne m’aurait pas dérangé de passer le week-end là-bas.

Oh là mon Dieu mais que lui arrive-t-il ? Il a craqué le Chameaudaire.

J’ai peut-être un peu craqué oui. J’ai peut-être un petit (vraiment « petit » ?) coup de cœur, oui.

Je n’ai pas accès à internet et n’ai pas de copie de mon précédent post mais, à moins d’être devenu complètement fou, celui-ci doit dater de dimanche matin, le lendemain de mon « first date » avec R. Peu de temps après avoir mis en ligne ce post, alors que j’étais en plein trip « wait and see / perso aujourd’hui je fais le mort (mais je me mets quand même en ligne sur msn au cas où hein ?) », il est justement venu me parler sur msn. Ça m’a fait plaisir qu’il engage la conversation, qu’il fasse le « second premier pas » en quelque sorte. Considérant la façon dont s’était déroulée la soirée, je n’aurais pas été surpris qu’il ne me recontacte pas. Quand bien même c’est LUI qui m’a embrassé. Mais il avait un peu bu et moi aussi… Hum !! Confiance en soi, quand tu nous tiens... Bref.

Le soir, il m’a appelé. Là, il marque des points. Engager une conversation sur une messagerie instantanée, pas mal, c’est vrai. M’appeler, comme ça, spontanément, wow ! Je commence à être, disons, agréablement surpris. Et l’invite à déjeuner le lendemain.

Mine de rien, et là je vais passer pour un alcoolique mais j’assume, j’étais un peu (ok, plus qu’ « un peu ») stressé par ce déjeuner en tête-à-tête avec lui pour la simple et bonne raison que ces derniers temps tous les mecs que j’ai rencontré (et oui, ça va, je sais, ces derniers temps justement y en a eu pas mal, je suis au courant)… j’étais un peu saoul, un peu porté par l’ivresse du vin voire complètement bourré pour l’épisode de « Je m’envoie en l’air dans une voiture à 4h du matin avec celui qui ne répond même plus à mes mails depuis » [note pour plus tard : pour me débarrasser d’un mec, coucher avec]. Or, le midi je ne bois pas une goutte d’alcool (ce qui me fait penser que je ne suis pas tant alcoolo finalement). Concrètement : va-t-il me plaire « à la lumière » du jour ? Et c’était comme notre premier rendez-vous finalement.

Et en tapant ce post et en me repassant les scènes dans la tête, suis vraiment en train de me dire que ce mec…

Je le retrouve en bas de son boulot et il m’embrasse pour me dire bonjour. Le premier ou la première qui me demande « et alors ? » je lui en colle une et l’invite à revenir dans le vrai monde, surtout celui des célibataires. Suis désolé mais un mec qui vous embrasse le samedi soir en sortant d’un bar mais surtout qui réitère le lundi midi avant un déjeuner en tête-à-tête, ça ne court pas plus les rues que de gagner 150 millions à l’Euromillions (je ne suis pas en train de dire que ça pourrait être sa valeur vénale hein ? c’est juste histoire de faire une comparaison).

Tout s’est très bien passé, c’était super agréable, bonne conversation, des points en commun, des petites choses qui m’ont séduit, pas mal de choses qui m’ont plu, les traits de son visage, ses expressions, ses yeux, son sourire, ses mains… son petit cul dans son jean, sa bouche, ses lèvres et ses baisers.

Pour la première fois depuis longtemps, je me sens bien avec un mec, j’ai envie de le voir… C’est pas facile à décrire (ce n’est pas non plus facile de parler de ce genre de choses quand, en moins de deux heures, j’ai déjà reçu trois appels du bureau – et on n’est très loin de ma notion d’urgence. Chier) mais j’ai envie de passer du temps avec lui, d’apprendre à le connaître, découvrir son univers, ses goûts, son background, le pourquoi du comment… D’autant qu’on y va très slow et j’aime bien ce côté un peu pudique en un sens. Pudique dans le sens où si ce n’est en essayant de lire entre les lignes et décrypter certains de ces actes, je ne sais pas ce qu’il pense de moi. Comme il n’arrive peut-être pas encore à savoir ce que je peux penser de lui. Mais un mec qui pense spontanément à moi, qui m’embrasse dans la rue et qui, de son côté aussi, demande quand on est-ce qu’on se revoit, ça me fait craquer, fondre, whatever, mais ça me fait de l’effet.     

Après, je pensais à un truc, je n’aimerais pas que ça vire au « friendship thing », donc, tout en prenant le temps, je sais qu’il faudrait que je passe doucement la seconde avec lui…

Un samedi soir sur... la planète Mars

Non, non - vous pouvez oublier Francis Cabrel tout de suite... Quoi que, attendez, c'était quoi déjà le thème de "Un samedi soir sur la Terre" de Cabrel justement? Si c'était bien, as far as I remember, sur les relations éphémères qui peuvent naîtrent spontanément un samedi soir pour s'évaporer aussi vite quelques heures après, alors peut-être bien que oui, mettez Cabrel dans votre Itune...

Il y a quelques semaines de cela, toujours sur internet, j'ai fait la connaissance d'un certain R. (même prénom que mon ex-mari pour ceux qui me connaissent en dehors de la Toile), un an de moins que moi, manifestement très mignon d'après ses photos et juriste. Jusque là sounds good. La conversation avait été assez sympa mais pendant un petit moment, R. ayant un accès limité à internet, nous n'avions plus pu correspondre.

Cette semaine, nous avons repris contact, notamment jeudi soir (avant que je ne perde ma figure avec F.). Le ptit gars avait l'air de chercher quelque chose de sérieux. En définissant par la négative, j'entends par là qu'il ne cherchait vraisemblablement pas juste un coup. Il a d'ailleurs réagi assez vivement quand je lui ai expliqué, avec la franchise qui me caractérise, qu'à ce moment-là, je n'étais pas "en couple", mais que du moins je "voyais quelqu' un" avec lequel j'allais rompre as soon as possible.

Le lendemain, vendredi donc, The Sticky and Pushy Dwarf a eu la merveilleuse idée de passer chez moi, presque "unannounced" (ne jamais, mais alors jamais, me faire une chose pareille - je déteste les visites à l'improviste; ce n'est pas pour rien que je suis sur liste rouge et que mon nom ne figure toujours pas sur l'interphone de l'immeuble).

J'ai littéralement sauté sur l'occasion pour mettre un terme à notre relation ou appelez ça comme vous voulez. J'ai un peu honte de ma réaction, je n'avais jamais réagi comme ça jusqu'à présent en rompant avec quelqu'un : j'ai sauté et dansé tout seul dans tout l'appart, j'étais, mais alors, vraiment à bloc. Se sentir célibataire et libre n'a jamais été aussi bon.

Du coup, le plan qu'on avait prévu pour samedi soir tombait plus au moins à l'eau mais je n'en étais pas certain non plus. Je ne me suis pas manifesté auprès de lui de toute la journée de samedi, tant et si bien que, samedi après-midi, alors que j'étais en train de bosser un peu au bureau dans l'espoir vain de rattraper une partie de mon retard, j'ai fini par comprendre que j'avais également récupéré ma soirée.

Alors qu'il m'arrive de passer des samedi soirs en solo à la maison (ce que j'évite tout de même de faire quand je suis ici), là j'avais le choix : un BBQ avec des potes du boulot, un diner sur Aix avec un type que j'ai rencontré sur internet (oui je sais, ça fait beaucoup) et vu une fois en vrai et... rejoindre R. quelque part sur Marseille.

Je me suis dit que je pouvais concilier au moins deux choses : aller au BBQ et m'échapper pas trop tard pour aller prendre un verre avec R.

A 23h je l'appelle donc pour savoir où il est et on se retrouve au CN où J. qui m'avait inivté à diner sur Aix, devait également se rendre. J'ai fait d'une pierre trois coups.

Je sais que dans mon dernier post, j'avais dit que j'arrêterai mes fantasmes en solo à deux balles mais là, R., j'étais assez enthousiaste à l'idée de le rencontrer. J'ai cru comprendre au téléphone qu'il attachait également un minimum d'importance à ce first date considérant qu'il m'a dit qu'il serait certainement un peu mal à l'aise parce qu'il était parti de chez lui un peu "en vrac" et qu'il n'avait pas prévu de me rencontrer. Un truc du genre qui m'a fait pensé "wow, je t'impressionne? T'as pas envie de me manquer sur ce coup-là?"

Wow! Chéri, tu t'es bien manqué sur ce coup-là!

Could THAT be the worst first date I've ever had???

Le CN, le samedi soir (ou peut-être pas que le samedi soir d'ailleurs, j'en sais rien) est un établissement gay. Ok, les endroits gay, c'est pas trop mon truc à la base, mais bon, pour boire un verre un samedi soir, ok, ça peut être marrant. Sauf que là, je me suis demandé si je n'avais pas rendez-vous avec un VIP du milieu homo marseillais. Tout ce que j'aime.

D'ailleurs non, à un moment je me suis carrément demandé si j'avais rendez-vous tout court. Nous n'avons quasiment pas discuté parce que c'était bruyant, qu'il y avait du monde, J. qui était complétement pété qui n'arrêtait pas de faire le con (la conne?), des mecs à qui je disais poliment bonsoir sans les connaitre, des mecs avec lesquels R. discutait et qu'il devait probablement connaitre.

Bref, rien, niet, quedal, nada.

Je pensais que mon premier rendez-vous avec le Corse l'année dernière (la piqûre de rappel, c'est que ça se passe) resterait le sommet des "dates" ratés, mais honnêtement hier soir, à côté de ce que j'étais en train de vivre, c'était du pipi de chat.

J'ai du mal à expliquer ce matin mais.. comment dire, c'était nul parce qu'il ne s'est rien passé (enfin si mais... bref), on n'a pas discuté, pas du tout de drague, de regards échangés... rien. Le mec n'aurait pas été là, c'était pareil.

J'avais une violente envie de jouer ma Carrie Bradshaw, vider mon deuxième ou troisième verre et me casser, sans chichis, juste un "bon, ben bonne fin de soirée, à bientôt", récupérer ma voiture et rentrer chez moi. J'ai pas osé. Je veux bien passer pour un casse couilles hystéro, mais là, cette semaine j'avais déjà épuisé mon quota avec F.

N'empêche à vouloir me la jouer poli, j'ai du attendre un long moment, soit 2h30 du matin, que le bar ferme, pour enfin pouvoir rentrer chez moi. J. était complétement bourré et voulait à tout prix aller en boîte, R. était pas très clair non plus, moi non plus finalement, je m'étais attaqué au rosé au BBQ, enchaîné au Get Perrier, j'étais fatigué. On s'est tous retrouvé sur le trottoir, quelques uns se sont dirigés vers la boîte, et R. et moi on s'est retrouvé tous les deux seuls dans la rue.

Soyons honnêtes, on s'est retrouvé comme deux cons dans la rue. Au bout de quelques secondes, on allait se diriger chacun vers sa voiture, on était assez gênés du style "euh, merde, comment on se dit au revoir là??? On se fait la bise, on se sort des banalités du genre "bon ben rentre bien, salut" ou...."

Ou, on commence à se faire la bise, une sur la joue et l'autre... il m'embrasse.

Putain de merde. Putain putain putain. Putain il embrasse bien, putain je commence à en avoir une érection, putain mais qu'est-ce que c'est bon de l'embrasser comme ça en pleine rue. Nos mains, sagement à leurs places au début, commencent à parcourir le torse, le cou, les cheveux de l'autre.

Je l'ai raccompagné à sa voiture, il n'a pas voulu passer la nuit chez moi, ce qui, en soi, ne m'a pas spécialement dérangé, si ce n'est que j'aurais pas dit non, soyons honnêtes. Il m'a embrassé encore une fois quand il est sorti de ma voiture et suis rentré chez moi. Fatigué, les idées embrouillées, de mauvaise humeur.

J'ai rien compris une fois de plus. Je me demande surtout si ce mec m'a effectivement plu ou si, comme les trois dernières fois, j'avais encore bu et si mon jugement n'était pas altéré par l'alcool. Je sais, je sais... pour changer, faudrait que j'arrête de faire des "dates" bourré (faudrait que j'arrête de boire autant tout court). Du coup, c'est vraiment pas plus mal que chacun soit rentré chez soi....

Depuis ce matin, je me colle un mal de crâne horrible.

Dans le prochain épisode, le Chameaudaire va-t-il revoir R.? Osera-t-il faire le premier pas ou son égo et l'accumulation des gadins de sa vie affective l'enfermeront dans un silence radio? Stay tuned!   

Ex and the City - le retour de mes névroses

Depuis un an que je tiens ce blog, il y a un aspect de ma personnalité que je n'ai jamais mis en avant. Peut-être un peu ceci dit, mais pas au point de ce que je m'apprête à faire. Je ne l'ai pas fait avant parce que d'une part, aucune situation pouvant susciter chez moi de telles réactions ne s'est produite en un an et d'autre part parce que je me suis toujours refusé à tenir un blog de pd dépressif. Enfin, une précision tout de même, ce n'est pas dépressif, c'est névrosé et casse couilles.

Comme cela a pu transparaitre dans mon dernier post, j'étais littéralement à 2 doigts d'envoyer chier F. de façon phénoménale devant son silence radio, vraisembablement non justifié. Après un puéril jeu de cache-cache sur msn où j'ai pu le prendre en flag de m'avoir bloqué, sur un seul de mes deux comptes seulement (pas futé futé le F.), j'ai enfin eu la raison de son silence et très franchement, je me suis senti nul et très con : il s'est fait hospitalisé. Je ne rentrerai bien évidemment pas dans les détails mais rien de très grave apparemment, heureusement.

Ce soir, alors que je lui demande quand est-ce qu'il repart en Afrique pour six semaines, il me répond "mi-août". Je développe en vitesse un calendrier dans ma tête et réalise que c'est dans seulement trois petites semaines. J'hésite à lui casser les couilles, considérant qu'il est sorti cet après-midi même de l'hôpital et qu'il est encore un peu grogui mais finalement, je ne peux m'empêcher de lui lancer que je sens qu'on ne va pas se revoir d'ici là... Réponse : "j'ai du mal à plannifier là".

Je voulais arrêter la conversation là, tout ça était en train de me mettre de mauvaise humeur et il n'était pas très frais de son côté non plus mais mes réflexes à la con d'ado prépubère ont refait surface en masse en moins de temps qu'il n'en fallait pour que je tape ces mots "pour ce que ça vaut, et à titre purement informatif, je suis sur le point de rompre".

"C'est-à-dire?". Je lui explique donc que je suis sur le point de rompre avec le type que je voyais la dernière fois que nous nous sommes vus. Je n'allais biensur pas entrer dans les détails en lui disant que j'étais en train de péter un plomb de fréquenter un mec que je ne supportais plus (attention, je vais être trash, j'aurais prévenu), qui n'est pas foutu de lire entre les lignes, qui ne voit rien venir alors que ce n'est pas faute de balancer des indices du genre : je ne dormirai pas chez toi ce week-end, je ne t'ai pas passé un seul coup de fil depuis une semaine et que je reste très laconique dans mes répliques lors de nos conversations téléphoniques (parce que oui, je continue à décrocher, suis malheureusement poli). Un mec qui a le don de faire toutes les choses qui m'énervent au plus haut point, après avoir arbitrairement et de façon despotique fait mon planning du week-end, me sort la chose la plus irrélle à entendre au bout de trois rendez-vous : la rencontre avec sa mère. Oui, oui, vous avez bien lu. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas hurler au téléphone, ou tout simplement lui raccrocher direct au nez. Un glacial "pardon?" est sorti de ma bouche. J'étais déjà en train de l'écouter se la raconter à 10.000 et c'était déjà en train de bien me souler quand il a lâché cette bombe. Non mais sérieusement, ça va carrément pas dans ta tronche?! Au bout de deux RV avec moi, tu lui fais ton coming out (à 35 ans il était peut-être temps), en lui disant que tu "sors" avec un mec et en lui filant au passage mon prénom et ma profession (dieu merci il n'a jamais compris ce que je faisais dans la vie - sans importance) et une semaine plus tard la rencontre??

HELP

Bref, je m'égare.

F. ne réagissant pas spécialement à ça, j'ai pretexté aller me coucher et il s'est juste faiblement excusé de ne pas rentrer dans ce genre de conversation maintenant mais qu'il était vraiment naze et m'a souhaité bonne nuit en me faisant "plein de gros bisous" et "à très vite".

Ouais suis casse couilles et alors?

Et là je suis pris entre deux sentiments.

Le premier, c'est que je suis super énervé et que je suis en train d'essayer de me calmer en tapant ce post. Enervé de n'avoir vraiment pas eu de figure pour lui balancer, alors que la conversation ne s'y prêtait pas et qu'il n'avait rien demandé, que j'étais sur le point de lourder The Sticky and Pushy Dwarf(sorry). C'était pas fin, c'était juste nul et c'était un immense retour en arrière parce que ça sentait le relou et le casse couilles à plein nez alors que c'est typiquement tout ce que les mecs détestent. Et alors que j'avais réussi à progresser sur ce point, voilà que je refais dans la dentelle.

Le second est une sorte de soulagement comme si les choses devenaient plus claires. Inévitablement depuis la dernière fois que nous nous étions vus, je me suis mis à réfléchir très sérieusement à ce que pourrait donner une relation sérieuse entre lui et moi. Et je pensais que l'idée faisait son bout de chemin dans sa tête également. Finalement, je me rends compte que, une fois de plus, et là encore je regresse, je me suis fait mon petit film tranquillou-bilou dans ma tête, en solo, à écrire seul les deux rôles. En gros, quelque part je suis encore parti dans des fantasmes ou du moins des scénarii à la mord-moi-le-noeud qui n'auront été partagés qu'avec moi-même.

Tout ça pour me faire réaliser (il s'agit peut-être d'une piqûre de rappel qui devenait nécessaire et urgente) et me rappeler pourquoi mon rapport aux autres mecs avait autant changé ces derniers mois. Aujourd'hui, on ne me taxe plus de casse couilles mais de quelqu'un de froid et de distant ce que je prends, considérant le boulot qu'il y avait à abattre de ce côté là, comme un magnifique compliment couronnant des mois et des mois de travail sur moi et mon caractère de merde. Et finalement, la Reine des Glaces, elle ramène plus de mecs que Carrie Bradshaw.

Alors maintenant, je vais gentiment arrêter les fantasmes et autres conneries de ce genre, que ce soit sur F, ou Truc ou Machin et entreprendre un grand coup de ménage. C'est d'abord ma gueule, le reste on verra.

Et finalement ça sera... personne

Il y a quelques semaines de cela, je me suis remis à chatter sur un site de rencontres homo après des mois d'abstinence. Je ne veux pas me vanter mais, photos aidant, j'ai rapidement attiré pas mal de mecs, me retrouvant ainsi à avoir une douzaine de conversations en même temps par soir.

Le feeling passait assez bien avec un prénommé P. Comme il gagnait mes faveurs au fur et à mesure, j'ai arrêté de me rendre sur ce site de rencontres et l'ai rencontré en vrai par contre. Apéro, resto, expo... et me voilà passer la nuit chez lui.

On s'est finalement assez vite rendu compte, lui comme moi, que nous n'étions pas spécialement attirés l'un vers l'autre, tant et si bien qu'au bout de seulement deux semaines, nous avons décidé d'un commun accord d'arrêter les frais et de rester simples potes (ce qui, à mon grand étonnement, plus ou moins le cas en ce moment).

Ce bref épisode passé donc, j'effectue un énième retour sur la Toile. Au bout de quelques échanges, l'heureux élu s'appelle C. Il a l'air plutôt mignon sur les photos, ceci dit, un détail commence à me poser un problème : sa taille. Il est quand même bien plus petit que moi, moi qui, d'habitude, ai un gros faible pour les grands, de préférence plus grand que moi, ce qui induit que le mec doit faire, si possible, au moins 1m90...

Même ville, quasiment même scénario, sauf que c'est resto, suivi d'un verre et finalement, alors que je sais très bien dans le fond que physiquement il ne me plaît pas, bam, je passe la nuit chez lui, me laissant emporter par l'ivresse de l'alcool et, soyons honnête, mes hormones, malgré tout.

Seulement 48 heures après ça, F. un type j'avais lequel j'étais sorti peu de temps il y a un an et qui vit désormais la moitié du temps à l'étranger, est de retour sur Marseille. Il passe me voir à la maison deux petites heures pendant lesquelles on discute gentiment, même si la conversation est ponctuée, de ci de là, de petites phrases drague. F. fait justement dans les 1m90, voire un peu plus, assez costaud...

En partant, ce qui était quelque part un peu prévisible, on ne s'est pas serré la main. Rien de bien méchant mais je me suis retrouvé dans ses bras à l'embrasser. Et pour la première fois depuis longtemps, j'ai ressenti quelque chose. Quelque chose qui n'était pas un simple désir sexuel mais qui se situait un peu plus "en amont" dans mon petit corps. Une profonde envie de rester dans ses bras, de continuer à l'embrasser pendant des heures, de prendre sa main, de mettre ma tête dans son cou.... Sauf qu'il a fallu que j'y mette un terme assez rapidement vu que j'étais déjà en retard pour aller diner au resto avec C.

Et pendant le resto (chiant au possible le resto), je n'ai pas pu m'empêcher de penser à lui et à ce qu'il venait de se passer...

Deux semaines plus tard, C. semble très accroché quand moi je sens être en passe d'atteindre le rupteur et F. ne répond plus, ni à mes appels, ni à mes sms, ni à mes messages sur msn... Plus rien, niet, quedal, nada.

Ok, deux choses :

- la 1ère, je vais me retrouver une fois de plus à rompre avec un mec, ce qui n'est pas forcément le passage que je préfère dans une relation, mais là, je ne vois pas d'autre issue (surtout que je crois que j'ai rencontré Mister Pushy en personne - il en fait systèmatiquement trois tonnes et a le chic pour chercher à diriger ma vie et mon emploi du temps ce que je ne supporte absolument pas!!!! Hé oh coco, je bosse pour pouvoir me payer mon loyer, ma bouffe, mes impôts et mes sorties je m'en sors très bien!);

- la 2ème : c'est quoi son problème au juste à F.?? S'il a mal vécu le fait que je vois quelqu'un en ce moment : a) on ne s'était rien promis que je sache ; b) avant de faire silence radio, renseigne toi si entre temps je n'aurais pas eu la bonne idée de me rendre "disponible", notamment pour toi. Si ce n'est pas ça et que, au contraire, il a rencontré quelqu'un entre temps, ben "good 4 U"! Y a pas de malaise, mais exprime toi!

Donc quoi? Il se pointe comme une fleur un an après et, une fois de plus, vient planter son bordel avant de disparaître? Mon degré de compréhension risque d'être beaucoup plus bas que ce dont j'ai fait preuve l'année dernière...

Donc finalement, de deux, il n'en restera... quoi? Aucun?

Ceci dit, sans vouloir me raconter des histoires pour me remonter le moral, depuis que j'ai emménagé dans mon appartement et que je peux de nouveau profiter de l'intense plaisir de vivre seul, je me pose une question : qui a vraiment besoin d'un mec quand on a 60 chaines par l'adsl, un portable relié à internet et un lave-linge séchant? Quand on peut se faire livrer une pizza, passer une heure au téléphone avec une copine qui vit à 800 km en siroptant deux verres de rouge?

L'autre jour ma copine A. me disait, en parlant de C., que ce n'était peut-être pas le bon mec. Je lui ai répondu, presque au tac-o-tac, que ce n'était peut-être pas le bon moment. Après 8 mois passés à vivre chez quelqu'un, tout en entrant dans la vie active, je crois que j'ai besoin d'être seul. Les soirées seul à la maison devant des DVD et mon PC ne m'ont jamais paru aussi bonnes!! 

Mais biensur, je continuerai à sortir, ne serait-ce que pour avoir des choses à raconter ici-même...

Dans le prochain épisode, les raisons pour lesquelles le Chameaudaire ne se fera jamais au grand jamais recruter par l'office du tourisme de la ville où il vit...

Happy Birthday My Blog!!!! (brainstorming again)

Ok, ok, c'est vrai, j'avoue, je n'ai pas pu vraiment m'occuper de mon blog depuis quelques mois mais je suis tout de même super content de souhaiter un très joyeux premier anniversaire au Chameaudaire!! Un an tout pile today!

Je crois l'avoir déjà mentionné mais quand je pense à tout ce que j'ai pu publier l'été dernier, je suis vraiment dég de ne pas avoir pu continuer sur cette lancée au long des huit derniers mois - j'ai réellement un boulot de merde.

Bref, comme on dit, un bonheur n'arrivant jamais seul, autre grande, grande... IMMMMMMMENSE!!!!!!!! news : j'ai emménagé dans mon nouveau chez moi!!!!!!!!!! Je ne suis pas encore complètement installé - j'entends par là que les cartons ne sont pas encore tous déballés, que je n'ai ni internet ni TV mais quasiment tout y est. Et je le trouve plutôt chouette mon nouveau chez moi, sympa, clair, dans de bonnes proportions, pas trop de vis-à-vis, et même un petit dressing pour le grand malade de fringues que je suis ;). Et en plus, exploit de chez exploit (hormis le prix super raisonnable) dans un quartier qui me plait, ce qui relevait du miracle, au-delà de n'importe quelle mission impossible, considérant mon rejet totalement épidermique pour la cité phocéenne. D'ailleurs, depuis vendredi soir, je commencerais presque à l'apprécier cette ville! C'est peut-être du au fait que je sois enfin dans mon appart - même si je ne suis plus dans une villa avec vue mer à 180° et piscine - et au fait que je sois à seulement à 10 minutes à pied du Vieux Port... J'ai d'ailleurs inauguré ça vendredi soir : partir de chez moi à 1h20 du matin pour rejoindre mon actuel copain (oui y a copain en ce moment - cf. ci-dessous) et des potes, aller en boite, rentrer à 5h30 sans se soucier de qui dort ou pas dans la maison, s'envoyer en l'air et se coucher à 6h du mat (ceci dit, faire ça quand on fait un déménagement avec son Pôpa qui vient spécialement de Nice pour l'occasion n'est pas non plus la meilleure idée du siècle - mais ça valait le coup!!).

Je suis donc peut-être enfin sur le point de redevenir moi-même.... Fuck! Ca va pas être bon pour le boulot ça!! La dernière barrière à ma démission vient peut-être de sauter avec mon déménagement... A ce propos, quite à ne rien faire aujourd'hui, je vais en profiter pour envoyer quelques CV et répondre à des offres d'emploi... First comes the flat, then comes the job.

En ce qui concerne les amours donc, j'ai repris mon cycle habituel. Lequel cycle est, manifestement, réglé par les saisons... Après des mois de traversée du désert, mes hormones, et mon sex appeal vraisemblablement, boosté par des séances de bronzage à la plage tous les week-end, se sont "réveillés".
Après une courte relation avec P., les événements de l'avant-dernier épisode, un diner en tête-à-tête, et en tout bien tout honneur, avec R., arrivent mes sleepless nights avec C. et mon "six à huit" (pas bien méchant) avec F.

Non, on ne dit pas "polygame", juste "bigame", différence de termes apparemment importante (merci Y.).

En fait, fonctionner par cycle est une très mauvaise chose!!! C'est ce qu'on dit, après le calme vient la tempête. Ca me rappelle cet épisode de la saison 2 de Grey's Anatomy : une bombe est peut-être sur le point d'exploser au Seattle Grace Hospital et tout le monde est sous le choc et se pose l'inévitable question : que feriez-vous si c'était le dernier jour de votre vie? Izzie, qui n'a pas eu de relations sexuelles depuis longtemps, s'envoie en l'air avec Alex et comme elle l'explique à George par la suite, tant qu'on ne nourrit pas la bête, on n'y pense plus vraiment, mais à partir du moment où on se remet en selle (hum hum... l'emploi de certains termes vont faire sourire), ça devient compliqué à gérer.

En l'espèce j'ai passé des mois et des mois obsédé par un boulot de merde, laissant de côté ma vie sentimentale et sexuelle. Maintenant que j'ai su atteindre le recul nécessaire, plus préoccupé par les offres d'emploi sur le net que par les emails qui tombent en rafale sur ma boite de réception, je me suis remis à penser aux mecs... Et, très égoïstement (oui, oui, j'avoue), à mon potentiel de séduction. Soyons honnêtes, merde, c'est super agréable de savoir qu'on plait, de lancer des regards ravageurs à des mecs et voir la réaction sur leurs visages.

Quelque part je me laisse un peu trop prendre au jeu et à l'arrivée, je me demande si je n'ai pas, une fois de plus, réussi à me mettre dans une situation un peu compliquée... Je me demande si, porté par une sorte d'ivresse provoquée par la séduction, je ne suis pas en train de perdre mes "objectifs sentimentaux".

J'entends par là que, étant adepte contraint et forcé (ou pas? c'est peut-être un choix finalement!) du célibat, j'ai un peu du mal à supporter un mec. Exemple concret : mes week-end j'ai envie de les passer à Nice chez mes parents (et F. de me répéter "coupe le cordon") donc ne m'emmerde pas avec ça, non je ne suis pas dispo (d'où la nécessité flagrante d'un rapatriement complet dans cette ville).

Ou est-ce parce que je n'ai pas encore rencontré la bonne personne? D'où mon problème de me recentrer sur ce que je veux vraiment et arrêter, peut-être, de sortir avec des mecs qui, manifestement, ne me correspondent pas, quand bien même ça fait du bien à mon égo. Euh, suis trash là non? Sincèrement désolé.

En écrivant tout ça, je me dis que je ferais peut-être mieux de me concentrer sur ma recherche d'emploi, mon concours du mois de novembre, l'installation de l'adsl chez moi et l'achat de mon lave-linge... Et surtout arrêter de rencontrer des mecs sur internet et attendre de rencontrer des gens en vrai.

Aller, je vais envoyer des CV.... ;)

Dans le prochain épisode, le Chameaudaire va-t-il mettre un terme à ses relations sa relation? Faire un choix entre C. et F.? Essayer quelque chose avec F.? Rester célibataire? et surtout RECUPERER SA VOITURE!!!!!!?

Je te préfère quand tu es complètement saoul

Je ne devrais pas publier ce post. J'en suis conscient mais là il faut que ça sorte. Et ce n'est peut-être pas le meilleur endroit pour faire ça mais en attendant, ce qui me rassure c'est cette irrepressible envie d'écrire. Sachant que je n'ai pas réussi à écrire la moindre ligne depuis des mois, tout simplement parce que ça ne sortait pas, quelque part, ça me rend heureux parce que ça veut peut-être dire que je suis enfin en train de redevenir moi.

Bref.

Je croyais que j'avais réussi à rendre à cet organe sa seule fonction vitale, à savoir, faire circuler mon sang dans mes veines et rien de plus.

Erreur.

Enfin, ceci dit, depuis plusieurs mois maintenant ça semblait plutôt bien fonctionner.

Jusqu'à ce qu'une fois de plus je me mette à tout confondre.

Confondre ce que l'on appelle habituellement des sentiments et une vulgaire histoire de cul. Même si je me refuse toujours à penser qu'il ne s'agissait que d'une vulgaire histoire de cul.

Il y a quelques jours, après une soirée très très arrosée (j'entends par là que j'ai du me concentrer pendant quelques - longs - instants pour ne pas partir en courant vomir aux toilettes), je me suis littéralement laissé aller aux plaisirs de la chair comme on dit. Contrairement à certains bruits que vous pourrez être amenés à entendre sur moi (textuellement "une salope"), ce n'est pas du tout mon genre.

Je suis pleinement conscient de ma tendance à tout mélanger. Je veux dire par là que pendant des années, dès que j'embrassais un mec, je tombais illico amoureux. Plus tard, avec les années et l'expérience, j'ai compris que c'était propre à beaucoup de monde. Sans faire de sexisme, généralement les filles... et les homos (sorte de syndrome "coeur d'artichaud").

Toujours est-il que là, l'heureux élu est un mec dont j'avais envie depuis des mois. Depuis presqu'un an. Et que j'ai vécu l'un des moments les plus érotiques de ma vie. Jusqu'à présent, c'était avec Mathieu, à Paris et cette scène où lui et moi on s'est embrassé comme des fous, en pleine rue, rue des Colonnes, où après des semaines de conversations à distance et un resto en tête à tête, portés par l'ivresse du vin argentin, on pouvait enfin donner libre cours à nos envies respectives et réciproques.

Cette fois-ci, ça faisait presque six mois qu'on jouait au chat et à la souris. Et dans le fond c'était tellement prévisible. Et dingue, déraisonné et déraisonnable, intense, fort, clandestin, tellement... bon. Et toutes ces choses qu'il a pu me dire juste après. Ces choses que je n'ai pas voulu entendre sur le moment mais qui raisonnaient sans cesse dans ma tête et jusque dans mon ventre le lendemain. "Dis moi qu'il y en aura d'autres". Et je t'ai dit oui. Parce que sur le moment j'arrivais - je pensais arriver - à gérer la situation. Juste une vulgaire histoire de cul, passer au-delà des interdits et simplement prendre ce qu'il y avait à prendre. Du plaisir.

Je t'ai fait croire (je repense soudainement à mon sujet du bac philo à l'époque -c'est d'actualité- "Peut-on se mentir à soi-même?". 5/20 à l'époque. 18 à n'en point douter 9 ans plus tard) que je pourrais compartimenter les choses et surtout, surtout, faire abstraction de tout sentiment à ton égard. Et me contenter de toi, de ton corps, de ton souffle seulement quelques minutes de temps en temps, sans rien attendre ou espérer de plus.

Je te surnomme "Le Diable" depuis quelques jours.

Tu as tout de lui, réflexion faite. A commencer par la beauté. Le charme, l'intelligence, et même par moment ce petit côté attendrissant avec ton air de ne pas y toucher.

J'arrive encore à écrire ces lignes à ton propos. Tout n'est pas perdu. J'arrive encore à te percevoir comme tu es. Vraiment.

Je ne t'avais pas revu depuis.

Et à partir de l'instant où j'ai vu ton nom s'afficher sur l'écran de mon portable, quelque part, j'étais déjà foutu. Et je me suis instantanément mis en mode con. J'allais enfin te revoir dans une vingtaine de minutes. Je n'ai pas pu m'empêcher de me passer un coup d'eau sur le visage pour essayer d'effacer les traces de stress qui m'ont bouffé toute la journée. Je n'ai pas pu m'empêcher de déboutonner un peu la chemise et me conditionner au son de la musique dans la voiture pour t'apparaître détendu, souriant et sous mon meilleur jour. Et juste avant d'arriver, en regardant les quelques voitures sur le parking, je réalise qu'il n'y aura que toi et moi. Personne d'autre. Et je l'avoue, je me suis mis à littéralement fantasmer. Que, quand bien même tu as préféré opter pour la raison et m'annoncer que ça ne se reproduira plus, une fois devant toi tu enverrais valser toute cette sagesse pour me sauter dessus.

Et moi qui continue de penser que je maîtrise.

Bullshit.

Une fois devant toi j'ai la bouche sèche, les mains qui tremblent, je joue nerveusement avec la clé de ma voiture pour ne pas que ça se voit. Je te regarde mais tu ne tiens pas en place. Je comprends vite que mes fantasmes resteront au stade de fantasme. Je sais que tu es contrarié et très préoccupé en ce moment, par des choses beaucoup plus graves et importantes mais quoi qu'il en soit, par rapport à moi, tu arrives à ne rien montrer, comme si rien ne s'était jamais passé.

Ceci dit, j'ai peut-être moi aussi réussi l'exercice de style et réussi à feindre à merveille le "fuis moi je te suis, suis mois je te fuis" que je cherche à te faire croire.

Mais une fois seul dans la voiture, frustré de t'avoir seulement croisé quelques secondes et prendre brièvement de tes nouvelles, je me rends compte que je suis le roi des cons et que ce que je ressens pour toi va au-delà de la simple attirance physique. Que si je pouvais encore faire abstraction de ce que je ressentais pour toi, maintenant que j'y ai gouté, j'en veux plus. Je sais que je ne le ferai pas, mais j'ai envie de t'appeler pour te dire que même si c'était bref, ça m'a fait plaisir de te voir et que j'aurais aimé te voir plus longtemps. Je sais que tu ne le feras pas mais j'espère que tu vas m'appeler pour me dire que même si ce n'est pas raisonnable, tu as envie de me revoir.

Il me semble qu'il a fait une allusion tout à l'heure mais je n'en suis pas certain.

De toute façon, je me connais un peu quand même. Si je commence à réagir comme ça, j'ai plutôt intérêt à l'éviter. Dans ces cas là j'ai juste envie de fuir.

J'avais déjà envie de tout plaquer et partir pour des raisons professionnelles mais je ne m'en sentais pas encore prêt. Bizarrement te voir ce soir a été comme une révélation, comme une évidence.

Faut que je parte.