On fait 50 / 50 ?
Je sais, je suis en train de signer mon grand retour, ce qui me met un peu de pression tout de même. Reprendre mon humble blog laissé à l’abandon depuis le 1er septembre 2008 fait partie de mes bonnes résolutions de 2009, si ce n’est LA bonne résolution de 2009…
Mon lectorat fort restreint est au courant de mon retour à Nice dans seulement quatre jours, de mon nouveau job et de ma dernière pseudo-histoire sentimentalo-débile mais justement ce soir j’ai besoin de sortir un petit épisode de cette histoire parce que ça me pèse et que, jusqu’ici, ça a franchement choqué tout le monde. Trop énorme pour ne pas le mentionner ici.
Depuis septembre je suis complètement addict de ce fameux site communautaire que je me suis refusé de rejoindre pendant des mois, plus communément connu sous le nom de FB… (Je ne veux pas l’écrire en entier de peur que mon humble blog n’apparaisse du coup en réponse sur Google… Je ne serais pas dans la merde si certaines personnes venaient à tomber sur mes écrits).
Bref, comme d’habitude, je me tiens très mal sur internet et même ce genre de site, de prime abord convivial et amical, j’arrive à en faire un site de rencontres.
Au bout de seulement deux semaines de présence, j’avais déjà rencontré un petit jeune avec lequel je suis sorti au bout de seulement quelques jours. Le petit jeune ne correspondant pas du tout à mes attentes et envies, tant physiques que mentales, il a rapidement trouvé la sortie pour être remplacé, quelques semaines après par un mec casé qui vit à l’autre bout du pays.
Après presque deux mois de correspondance électronique (350 mails – non, ce n’est pas une blague), de coups de fil dont certains interdits au moins de 18 ans et profitant d’un déplacement dans la moitié septentrionale du pays, j’ai débarqué dans sa ville histoire de voir et approcher le spécimen en vrai et surtout, avoir confirmation, ou pas, de ce que je pouvais ressentir pour lui depuis plusieurs semaines, au stade virtuel du moins.
J’ai eu confirmation.
Mais ce n’est pas le détail qui nous intéresse ce soir. Enfin si. Mais ce n’est pas ce qui m’énerve ce soir. Quoique… Bref.
Ma petite escapade m’a coûté la modique somme de 300 € puisqu’il a bien fallu que j’aille à l’hôtel, le mec étant casé, il lui était difficile de m’héberger.
Le soir, après avoir royalement payé l’apéro au champagne, on est allé se faire un resto en tête à tête genre re-apéro, plat, dessert et une bouteille de bon rouge à deux. L’addition arrive, pas spécialement salée à mon goût et là – je rappelle à toutes fins utiles hein, 300 € - le mec split la note. Direct. On fait 50 / 50. Au centime près.
Merde.
Le con.
J’en reviens pas.
Je viens jusqu’à toi, on passe un super moment ensemble, on vient de passer une bonne partie de l’après-midi à se faire des câlins dans une super chambre d’hôtel en plein centre ville et t’es pas foutu de m’inviter au resto !
Bon. Soit. Je vais pas en faire une maladie. Ça fait plus d’un an que je bosse, que je m’assume à 100%, que je paie mon loyer, mon essence, mes clopes et mes impôts, je ne suis pas à la quête d’un mari riche mais enfin il a été un peu light sur ce coup…
Puisque finalement, il s’avère que ça ne passe pas mal entre nous, depuis je cherche des solutions pour qu’on se revoit. Je veux bien composer avec la distance et le fait qu’il soit casé, après tout, je connaissais les règles d’entrée de jeu mais j’aimerais pas non plus qu’il me prenne pour l’héritier direct de la famille Rockefeller. Autrement dit, je veux bien me creuser la tronche pour trouver des solutions et, accessoirement, mettre la main au portefeuille mais pas tout seul.
Dernier exemple en date, coup de fil ce soir en sortant du bureau. Je lui explique que je retournerais bien le voir dans sa petite ville de province à l’exact opposé de la mienne mais que si je ne veux pas que mon aller / retour en avion ne me coûte au bas mot deux reins (non parce qu’à ce prix là j’ai largement de quoi me payer un Nice – New York aller retour et sur un vol direct), je suis obligé de prendre des billets non remboursables ni échangeables (je déteste Air France, c’est un véritable hold-up à chaque fois qu’ils émettent un billet).
Il me répond que de son coté il descendrait bien dans le sud mais que les billets sont chers (attention, par cher, qu’on s’entende bien hein, c’est 130 € l’aller retour ce qui est, à mon sens, très raisonnable, on n’est pas en train de parler d’un ticket de bus non plus).
T’es un putain de rat !!!
Deuxième option, je dois passer un week-end à Paris fin avril et je l’ai invité à me rejoindre passer le week-end avec moi. Genre week-end en amoureux avec un super programme, dans la ville la plus romantique du monde et, accessoirement, où on est sur de ne pas tomber sur des gens qui connaissent sa vie de couple.
J’ai une question : vous en connaissez beaucoup de cons mecs comme moi ? Non parce que si c’est le cas, je veux bien leur numéro et / ou leur mail. Après je me débrouille. Merci.
Réponse : ça serait génial mais Paris ça va coûter une blinde.
Tu veux pas que je te le paie non plus ? Non parce que si tu veux, en plus de me raquer un billet d’avion à 150 €, je te paie ton train et l’intégralité d’un palace Place de la Concorde…
Et donc là ce soir ça me monte. Parce que, une fois de plus, la distance, je peux gérer (mais c’est le terme, ça se « gère »), son mec et sa vie de couple, je ferme bien ma grande gueule, j’assume d’endosser le mauvais rôle dans cette mauvaise série B. Mais si tu n’y mets pas un peu du tien, tu garderas certainement ta thune, mais ça sera sans moi.
Et ça me monte au point que je ne peux pas le garder pour moi et que publier un post à ce sujet ne me soulage pas assez. Au point que je vais gentiment lui en parler. Etre niçois ne veut pas nécessairement dire qu’on est millionnaire avec un yacht de 32 mètres et un jet qui attend toute la semaine sur le tarmac de l’aéroport. Je ne gagne certainement pas beaucoup plus que toi, et même, en attendant, moi, toutes mes factures je me les prends à 100%, je ne les paie pas 50 / 50 avec mon mec.
Ma mère ne cautionne pas du tout cette « relation » au motif que, selon elle, je mériterais bien mieux qu’une relation virtuelle. Soit. Je n’en suis pas convaincu considérant la belle brochette d’abrutis que je collectionne depuis des années mais bon. Moi ce que je suis en train de me dire c’est que je mérite mieux qu’un mec qui ne lèverait pas le petit doigt pour moi.
Mieux vaut être seul…
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